De la révolte…

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De la révolte…

De la révolte…

A quoi bon vivre, à quoi bon espérer, à quoi bon, tout simplement ? Comment répondre à cette question ? Dans un monde où le verbe avoir a pris le dessus sur le verbe être, où l’argent est devenu roi, où la compassion n’existe plus, où la technologie rend la population inutile et idiote, où les médias corrompent, mentent, pervertissent, où les valeurs sont bafouées, tronquées, dénigrées, où la mondialisation exploite les pays pauvres pour nous permettre de vivre dans l’opulence, où la famine ne peut être supprimée car elle est rentable, où la médecine est devenue un domaine pour cobayes, où tout est à vendre et à acheter (l’eau déjà, et pourquoi pas l’air dans peu de temps?), où la notion de sécurité des citoyens est devenue un big brother planétaire, où l’éthique a disparu…quelle est ma place ? J’ai beau réfléchir à cette question, je n’y trouve aucune réponse. Le simple fait d’exister nuit à la nature, et pourtant je souhaite continuer à vivre. Pourquoi ? Quelle est cette force qui me fait détester la vie, mais en même temps l’aimer ? Appellerai-je cela l’instinct de survie de l’espèce ?

Au plus les jours passent, au plus le monde s’effrite. La Terre, notre mère à tous, s’appauvrit tous les jours un peu plus. Toutes les 7 secondes, une surface équivalente à un terrain de foot est détruite dans les forêts d’Amazonie, on chasse les tribus y vivant pour exploiter leur terrain. Est-ce un mal que de protéger les choses que l’on estime juste ? La nature n’est-elle pas notre bien le plus précieux ? Ne faudrait-il pas anéantir toute menace contre elle ? L’homme est devenu arrogant à force d’intelligence. Il a oublié qu’il faisait parti d’un Tout, et que si ce fragile équilibre se rompait, il ne resterait plus rien de son espèce. Nous ne sommes pas arrivés les premiers, et nous ne partirons sans doute pas les derniers. Cela console de se dire cela. La nature nous survivra, c’est un fait. Ce qui est immuable ne peut périr. L’homme n’est qu’un petit grain de poussière, et regardez toute l’agitation qu’il crée pour de si petites choses ! Viles créatures, qui ont perdu la place qui leur avait été assignée : de vivre en accord avec la nature, et non contre elle.

Un anonyme disait que son optimisme était basé sur le fait que cette société allait s’écrouler, que son pessimisme sur tout ce qu’elle faisait pour l’entraîner dans sa chute. Il faudrait donc en sortir le plus rapidement possible…si seulement tout était si simple. Elle ne nous le permettra pas, à moins de nous détruire auparavant, ou par la suite. Voyez le visage que l’on donne aux personnes vivant modestement, frugalement, des dons de la nature, et qui ne convoitent le superflu ! Vivre sans argent est possible dans l’utopie, mais la réalité nous rattrape bien vite…Tout est devenu marchandise, même l’homme. Comment sortir de l’engrenage ? Faut-il vraiment en sortir ou ne vaut-il pas mieux le saboter de l’intérieur ? Là est la question essentielle. Paraître comme tout le monde au dehors, mais au dedans n’accepter aucun conformisme, s’évertuer à utiliser les outils de l’ennemi pour les retourner contre lui, voilà la belle affaire !

« Il n’y a pas d’amour de vivre, sans désespoir de vivre » a dit Camus. Eh bien, cette phrase n’est pas dénuée de bon sens. La seule chose qui soit en notre pouvoir est notre usage des représentations, autant dire notre regard sur le monde qui nous entoure. Quand je regarde l’humanité, je ne vois que dégoût. Quand je regarde l’homme, je le vois bon dans son essence. Pourquoi est-il devenu ainsi ? Oh ! Ne serait-ce pas à cause de l’éducation, elle qui peut faire d’un esprit brillant un être médiocre, craintif et ignorant ?

Beaucoup de monde critique les politiciens qui ne font rien pour leur pays, mais d’où viennent-ils d’après vous ? N’est-ce pas vous qui les élisez? Avez-vous donc le droit de vous plaindre des erreurs que vous avez commises ? On retrouve là un élément essentiel de l’homme moderne : l’irresponsabilité de ses actes. Quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, ce n’est pas sa faute. Soit c’est la faute d’un tiers, soit la faute de Dieu (oh qu’il est facile de se décharger de toute responsabilité…). Voilà donc qu’ils se disent : le monde est ainsi, on n’y peut rien changer, c’est dans la nature humaine d’être sotte et corrompue. Misérables esprits que vous êtes. Vous ne méritez que le fouet. Un cœur humain ne dira jamais que tout a été décidé d’avance. Il se révoltera contre l’injustice du monde et fera de sa vie un exemple. Voilà un homme vrai, celui qui avance, non sans doute et sans crainte, mais qui persévère dans sa quête du bien et du bonheur. Les autres ne méritent pas le nom d’homme, tout au plus celui de mouton.

Notre place est donc celle de la révolte, de l’insoumission et de la justice. Notre monde ne pourra changer sans cette remise en question incessante, cette recherche d’un monde où l’équité régnera en son sein. Il faut garder haleine ! La lutte sera longue et pénible, nous le savons. Nombres d’obstacles nous barreront notre chemin, mais nous continuerons d’avancer, pour le salut de l’humanité et de l’homme. Voilà notre tâche à remplir. Il ne faut pas désespérer et se laisser aller. Dans un monde sans Dieu, où le chaos a son siège endurci dans les larmes de nos frères de sang, c’est à nous autres, artistes (dans son sens le plus global) de faire éclater la lumière au grand jour, afin que l’injustice, quitte à ne pas être abolie, ne soit plus cachée. Lever le voile sur le monde, affronter les faits, et les dépasser, quoi de plus noble et de plus excitant ! Aux armes donc !

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